Lorsque que j’ai commencé à bricoler, une des premières séries que j’ai réalisée concernait les pistes à dés. Il faut dire que les dés, c’est une sacrée addiction chez moi. Comme chez bon nombre de rôlistes, je pense. Et il n’y a rien de pire que les faire rouler sur la table, au milieu des feuilles de personnages, bols de chips et autres bazars dont fourmillent les tables de joueurs. On ne sait jamais où ils terminent. Donc, la piste à dés est une nécessitée, si, si !
A cette époque, il n’était pas encore question d’investir dans du matériel, donc je faisais avec ce que j’avais sous la main. Création en mode récup’, c’était plutôt chouette.



Au menu, du carton, du polystyrène d’isolation, des piques à brochette, un vieux grille pain démonté et la feutrine des décos de Noël … Et de la peinture, beaucoup de peinture.
Quand j’y repense, c’était une époque riche d’enseignements et d’apprentissage. Faire avec ce qu’on a et trouver des solutions pour donner vie à son travail, finalement, c’est ce qui dirige la vie de tous les créateurs, non?
Je crois en tout cas que c’est ce qui m’a donné envie de continuer, ce qui me motive encore aujourd’hui.
Avoir une idée et trouver comment l’exprimer.
Avec ce que j’ai, avec ce que je sais, avec ce que je dois apprendre.
Et je dois dire que j’aime ces pistes. Je les utilise encore de temps en temps, bien que j’en ai fait d’autres, en cuir ou avec d’autres materiaux.
J’aime l’idée qu’elles représentent, d’une certaine manière, des petits univers dans lesquels je me projette quand je joue.
Plus tard, j’ai réalisé une oeuvre un peu plus complexe pour mon DM, sur le même principe : le labo du magicien après une boule de feu.



Je me suis rendue compte avec cette création, et à l’usage (certaines pièces n’ont pas bien résisté à des manipulations fréquentes) des limites de la technique. De ma technique? Alors je me suis rabattue vers des constructions plus simples et moins scénarisées. En attendant de trouver d’autres matériaux et d’autres techniques pour travailler.